Le playback et la grille de Sweet Georgia Brown

Un standard de jazz ultra connu des musiciens de jazz manouche. Des carrures de 4 mesures sur des accords simples qui s’enchainent simplement.
Il est préférable d’écouter une version instrumentale de ce thème car franchement, les paroles française sont d’un gout un peu douteux :

Elle avait une jambe de bois my Sweet Georgia Brown,
et pour que ça ne se voit pasmy Sweet Georgia Brown,
elle avait mis en dessous, une rondelle en caoutchouc, qu’elle avait acheté au Lavandou….

Bref de la grande poésie !

Quelques versions de références  de Sweet Georgia Brown

J’aime bien personnellement la version live de Bireli ou deux pointures du violon se tirent la bourre : Lockwood et Nicolescu. On sent que ces deux la ne s’apprécient pas des masses… Un problème d’égo visiblement ! Mais bon chacun nous livre une leçon à sa manière.

Des les premières mesures de Sweet Georgia Brown, Florin joue avec ses qualités : tout d’abord un son ample et plein comme on en trouve avec bonheur chez les violonistes classiques. Son phrasé est imprégné des articulation tziganes et enfin sa main gauche est ultra véloce. On regrette toutefois un peu que cette vélocité se limite trop à des effets au lieu de développer un langage. L’esprit ici est un peu :”je te balance à la figure tous mes meilleurs plans histoire de t’en mettre plein les oreilles…”

Didier se montre joueur avec une phrase d’ouverture un peu triviale, puis il se ressaisis pour développer quelques phrases qui groove bien. Ici un peu moins d’esbroufe  et un phasé jazz plus intéressant.

Bon, j’arrête l’analyse et vous laisse apprécier cette joute violonistique.